Une différence de 0,05 % peut paraître insignifiante, mais sur un emprunt à long terme, elle peut vous faire gagner une somme non négligeable. Avant de signer avec la première banque prête à vous prêter de l’argent, soignez votre dossier pour obtenir le meilleur taux possible.

Choisissez le bon moment

Outre le fait qu’il existe une certaine saisonnalité sur le marché de l’immobilier, avec davantage de gens cherchant à acheter en été pour être installés en septembre par exemple, ce qui peut faire grimper les prix, les taux d’emprunt sont eux aussi sujets à des ajustements. Plus ils sont bas, plus vous avez une chance de faire une bonne affaire. C’est presque de la spéculation boursière : préférez-vous contracter votre crédit dès maintenant, ou attendre de voir si les taux deviennent plus avantageux… Et prendre le risque qu’ils augmentent ? Il existe plusieurs études qui permettent de surveiller les chiffres en temps réel et de prendre une décision.

Profitez du PTZ

Parmi les mesures visant à favoriser les transactions immobilières mises en place au cours des dernières années, le Prêt à taux zéro peut s’avérer intéressant… Si vous correspondez à ses critères. Gratuit, il est uniquement accordé aux primo-accédants qui ne dépassent pas un certain plafond de revenus, défini selon la taille du ménage et le lieu où se trouve le bien visé. Par ailleurs, il ne peut pas servir à financer la totalité de l’achat : il intervient en complément d’autres prêts. Le différé est l’un de ses avantages. En effet, outre le fait que le PTZ ne présente pas d’intérêts, sur une durée de 5 à 15 ans, l’emprunteur ne paie pas de mensualités.

Augmentez votre apport personnel

S’il est aujourd’hui possible d’acheter un bien immobilier sans apport personnel, reste que les banques sont moins frileuses lorsque l’acquéreur peut se permettre de fournir une somme de départ. Votre profil compte donc énormément : les couples gagnant entre 7 000 et 10 000 euros par mois et disposant d’un certain capital sont avantagés. L’apport personnel peut provenir d’économies réalisées grâce à un PEL, ou de la revente d’un premier bien dans le cas des secundo-accédants par exemple. Il oscille généralement entre 10 et 35 % du prix du bien. A noter aussi que les taux augmentent avec la durée de l’emprunt.

Faites jouer la concurrence

Enfin, c’est le B-A-BA de toute négociation : la concurrence. Une banque vous propose des conditions qui ne vous conviennent pas ? Allez voir si on ne vous offre pas mieux ailleurs. Attention : pour une comparaison équitable, basez-vous plutôt sur le TEG (Taux effectif global annuel) que sur le taux brut et n’oubliez pas de tenir compte des assurances et garanties obligatoires. Et sachez que vous avez au moins dix jours pour réfléchir. On ne peut pas vous forcer à prendre de décision avant ce délai, alors prenez votre temps. Surfez sur Internet et déplacez-vous dans les banques voisines pour vous renseigner.